Comité et présidence
Message de la présidente
Ce sera mon dernier rapport annuel en tant que présidente d'INFRI et je voudrais profiter de cette occasion pour revenir sur une période plus longue qu'une seule année.
Il y a plus de 15 ans (depuis 2010), après quatre ans au sein du comité d'INFRI, j'ai pris la présidence de l'association. À l'époque, beaucoup de choses étaient encore nouvelles pour moi. Les activités de notre organisation faîtière d'institutions spécialisées se concentraient sur la gestion de la convention collective de travail (CCT) et sur le suivi des questions liées à cette CCT. De plus, les directrices et directeurs des institutions travaillaient déjà ensemble au sein des commissions permanentes, mais les retours d'information ou les suggestions de ces commissions étaient, si je me souviens bien, plutôt rares. A l'époque, les activités de l'association ne dépassaient donc pas le cadre de la CCT. Il s'agissait bien sûr d'une tâche importante : la reconnaissance de conditions de travail identiques dans les quelque 40 institutions membres d'INFRI était et reste très importante. Elle est également essentielle pour la collaboration et pour éviter les situations de concurrence entre organisations similaires.
Néanmoins, il m'est rapidement apparu évident qu'INFRI, en tant qu'organisation faîtière, pouvait et devait se développer et assumer des tâches plus importantes. Avec les membres du comité de l'époque, nous avons commencé à travailler sur des concepts et nous nous sommes engagés sur la voie d'une association efficace, qui défend les intérêts des institutions membres à un niveau plus large. Ce dernier point s'est produit, par exemple, vis-à-vis du canton (DSAS) lorsqu'il s'est agi, il y a environ dix ans, de créer de toute urgence des places d’hébergement et d’ateliers supplémentaires. Ou vis-à-vis de la Confédération lors de l'obtention de contrats dans le domaine militaire. La coopération entre les institutions s'est ainsi développée et renforcée au cours des dernières années.
Cette évolution a notamment été rendue possible grâce à une réorganisation du secrétariat général. Notre association peut ainsi aujourd'hui soutenir plus efficacement les institutions dans l'accomplissement de leurs tâches et fournir des informations compétentes sur les questions les plus diverses. De plus, des offres supplémentaires ont été développées, par exemple le « Pôle confiance » ou, en collaboration avec le service « Chaperon Rouge », la garde d'enfants en cas d'urgence pour les enfants des employés des institutions. Entre-temps, le canton a également confié divers mandats à INFRI, que ce soit dans le domaine de la cybersécurité, de l'archivage ou de la sécurité au travail. Nous avons également renforcé notre position vis-à-vis du canton, qui considère désormais INFRI comme un partenaire fiable.
Nos institutions sont en grande partie financées par le canton, que nous remercions vivement. Mais les exigences du canton et les attentes en matière de prestations et de capacité d'adaptation des institutions sont également élevées. Le rôle de INFRI en tant que porte-parole de ces institutions est important et le deviendra probablement encore plus dans les années à venir.
Comme déjà mentionné dans le dernier rapport annuel, – et j'en viens ainsi au présent – les défis auxquels sont confrontées les écoles spécialisées sont particulièrement importants. Le nombre d'élèves a considérablement augmenté ces dernières années et continue d'augmenter cette année, tout comme le besoin en ressources supplémentaires telles que du personnel et des locaux. Cela n'est en réalité pas surprenant, car les services d'éducation précoce, en particulier, signalent depuis longtemps déjà des besoins croissants. Malheureusement, le canton ne dispose pas d'une planification prévisionnelle à moyen et long terme. Comme pour les places en atelier, le scénario se répète : il manque les places nécessaires, cette fois dans les écoles spécialisées.
Ce qui nous inquiète, c'est la perspective que cette augmentation ne diminuera pas. Il serait donc plus qu'urgent d'adopter une vision globale du système scolaire actuel, qui englobe à la fois les écoles ordinaires et les écoles spécialisées.
Cela permettrait de trouver des solutions viables pour tous – enfants, familles, écoles ordinaires et spécialisées, mais aussi les différents services de soutien tels que la logopédie ou l'ergothérapie – en incluant des efforts accrus en matière d'inclusion et des ressources supplémentaires (dans toutes les écoles, pas seulement dans les écoles spécialisées).
Mais les défis ne s'arrêtent pas là : dans quelques années, les nombreux enfants mentionnés quitteront l'école. Dans une optique d'action prévisionnelle, il convient dès aujourd'hui de réfléchir à des solutions de transition (meilleure ouverture du marché du travail – inclusion ! – ou places supplémentaires dans les ateliers). Enfin, les adultes pris en charge dans nos institutions vieillissent de plus en plus, ce qui pose également de nouveaux défis en matière de prise en charge des personnes âgées.
Nous ne sommes donc pas à court de travail. INFRI continuera à jouer son rôle de médiateur et de porte-parole des institutions. Pour l'avenir d'INFRI et de ses institutions membres, je souhaite que le canton planifie à long terme et à un stade précoce, qu'il implique les institutions et qu'il les reconnaisse toutes comme des partenaires précieux.
Je remercie chaleureusement mes collègues du comité, la secrétaire Nicole Brack et en particulier le secrétaire général Olivier Spang pour leur collaboration fructueuse et constructive au fil des ans et pour les échanges passionnants que nous avons eus au sein du comité d'INFRI. Je vous souhaite beaucoup de succès et bonne chance pour l'avenir !
Ursula Schneider
SchüttelPrésidente
Composition du comité 2025
Présidente
Ursula Schneider Schüttel, présidente Fondation les Buissonnets
Vice-Présidente
Caroline Dénervaud, présidente Institut St-Joseph du Guintzet
Membres
Emmanuelle Barboni, directrice Le Radeau
Emmanuel Batoz, directeur Flos Carmeli
Jean Bourgknecht, président Nid Clairval
Laurence Brand, présidente HorizonSud
Claude Chassot, directeur St-Camille
Michelle Constantin, directrice Les Traversées
Raphaël Glassey, directeur Nid Clairval
Peter Wuethrich, membre Fondation La Rosière et Fondation Les Buissonnets
Patrice Zurich, président Clos Fleuri